Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la pratique somatique de Kathy Kain, c’était clairement en réponse à mes propres difficultés avec mon corps et mes émotions. Ayant pris conscience que les approches que j’avais suivies jusqu’alors ne pouvaient me mener que jusqu’à un certain point, j’ai demandé à une amie thérapeute de me donner quelques séances de pratique somatique. Cela m’a convaincue de rechercher une praticienne qui ne soit pas une amie, et le fait de travailler avec elle a eu un impact réel et bénéfique sur mon corps et ma vie. J’ai ainsi pu mettre fin à une relation stressante et, pour la première fois de ma vie d’adulte, me retrouver célibataire de manière saine.
Même si ce célibat n’a pas duré très longtemps… 😉
Et cela ne se limite pas à ma propre expérience. Des recherches ont été menées sur la manière dont la Somatic Experiencing (une méthode étroitement liée à ce que je pratique) contribue au bien-être des personnes ayant subi un traumatisme : « De la Somatic Experiencing à la sécurité ressentie : évaluation des effets d’une intervention axée sur le corps chez des adultes ayant subi divers degrés de maltraitance pendant l’enfance ».
Voici l’article, mais seulement en anglais:
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12836407
Vous pouvez le traduire facilement avec Google Traduction ou DeepL
À quoi ressemble une séance de pratique somatique ?
Au début, ces séances ne semblaient pas avoir de rapport avec mes problèmes. Elles ont pourtant eu un impact considérable, ce qui m’a motivée à apprendre cette approche par moi-même. Je suis actuellement en train d’approfondir mes connaissances et de m’impliquer davantage dans cette pratique.
Être plus ancré dans mon corps — ressentir mon corps et réguler mon système nerveux — m’a permis de prendre conscience de mes dépendances, m’a aidé à m’en détacher et m’a permis de devenir plus autonome. Je ne prétends pas être complètement guéri, mais je constate clairement de nombreux progrès.
Je pense que la plupart des gens ont une forme de dépendance. Qu’il s’agisse du travail, de l’alcool, du shopping, de la cigarette, de la drogue, du sexe, des relations, du temps passé devant les écrans ou de la nourriture, pour ne citer que les plus répandues.
Cela soulève la question suivante :
Qu’est-ce qui crée cette dépendance ?
Un système nerveux constamment en état d’alerte et mal régulé génère un stress immense et cause des dommages à long terme à l’organisme. Les croyances négatives issues d’un traumatisme nous empêchent de nous exprimer pleinement tels que nous sommes vraiment.
Souvent, ce stress se manifeste par un besoin de combler un vide émotionnel ou de masquer une douleur qui était insupportable pendant l’enfance. Les bébés, incapables d’autoréguler leur système nerveux, dépendent de personnes de leur entourage attentives pour apaiser leur système nerveux lorsqu’ils sont bouleversés ou blessés. Et lorsque les bébés vivent des événements traumatisants ou sont constamment négligés sans la présence d’un adulte attentif, le système nerveux (et d’autres systèmes du cerveau) ne se développe pas de manière saine.
Comment savoir où le traumatisme est enfoui dans votre corps ?
Selon l’événement traumatisant que vous avez vécu, vous pouvez avoir des réactions différentes.
Les réactions courantes comprennent : se défendre, vouloir s’enfuir, crier, se déconnecter de son propre corps, se figer ou rester immobile.
Cela signifie que le traumatisme peut être enregistré, par exemple, dans vos
– bras, comme pour repousser ou lever les bras en signe de défense.
– vos jambes, les muscles liés à la fuite pouvant être tendus
– vos épaules, qui se soulèvent pour se protéger des coups
– votre cou, comme lors d’un coup du lapin après un accident de voiture
– votre poitrine, qui se contracte parce que le cœur souffre d’une trahison ou d’abus
– votre ventre, qui est tendu pour ne pas ressentir les émotions qui surgissent et qui sont envahissantes
– ou dans d’autres organes ou systèmes physiques, selon le traumatisme.
Donc, pour résumer, les endroits où l’on peut retenir des émotions ou des événements traumatiques sont partout.
En travaillant avec le système nerveux pour le réguler, le corps nous montrera où il a besoin de se libérer, de résoudre et de guérir. Il n’est pas nécessaire de savoir à l’avance où le traumatisme est retenu. Cela dit, il y a souvent des parties de notre corps qui présentent des difficultés ; c’est un bon point de départ.
En comprenant cela, vous voudrez peut-être savoir :
Que faire pour que les événements traumatisants du passé ne vous affectent plus ?
Surmonter un traumatisme — en particulier un traumatisme lié au développement — demande du temps et de la patience.
Il se peut que vous ayez acquis une profonde compréhension d’un sujet très émouvant, que vous l’ayez surmonté et que vous ayez cru en avoir fini avec lui. Pour découvrir, des années plus tard, qu’il reste encore une couche à explorer. Notre vie est comme une spirale. Nous avançons et voyons la même chose ou quelque chose de similaire sous un angle différent. Votre système ne fera remonter que ce qu’il est capable de guérir à ce moment-là. Même si cela semble parfois trop lourd à porter.
En explorant ensemble le traumatisme par petites étapes — en observant, en effleurant, en ressentant et en découvrant —, nous permettons à l’ensemble de votre corps et de votre esprit de résoudre ces expériences.
Qu’est-ce qu’un traumatisme développemental ?
Les définitions varient, mais celle-ci me parle particulièrement : il s’agit d’un traumatisme survenu pendant la période de développement du corps, du système nerveux et du cerveau, et qui a un effet négatif sur le développement de la personne.





